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Désinvolte

Daniel Roy
Éditions Scions, 1984, 64 pages.
(Épuisé)

 

Michèle Salesse rapporte : «Désinvolte propose un temps d'arrêt, un moment de détente. Ces poèmes sont légers et se lisent facilement. Ils font un peu penser à des ritournelles que l'on chante toujours avec plaisir. La parole est légère, les mots coulent, le rythme s'installe et on a le goût de fredonner avec l'auteur.»

Lettres Québécoises, été 1985

 

Quant à Réginald Martel il ajoute que : « Si musique il y avait, ça nous donnerait tout simplement envie de siffler le refrain. Les livres de Daniel Roy nous arrivent comme une bouffée de fraîcheur, brefs et agréables, quand on ne les attend pas - et donc ils surprennent agréablement.»

La Presse,1er  septembre 1984

 

Selon Michel Beaulieu, «l'auteur n'a rien perdu de son humour parfois facile, ni de sa fraîcheur, ni de sa capacité aux humeurs ou à la tendresse. Une poésie qui ne se prend pas au sérieux et qui se laisse lire en souriant.»

Le Livre d'ici, octobre 1984

 

  

 

LA MÉMOIRE

La mémoire s'en va à la foire

Le long des trottoirs

Le long des trottoirs

Je ne me rappelle plus pourquoi elle s'est enfuie si vite

Je ne sais pas non plus pourquoi elle a vieilli lorsqu'elle tomba dans un grand trou

Elle s'est fait mal mais elle oublie vite

Elle oublie vite

Un beau matin elle est revenue

Pendue au cou d'une peine d'amour déchirée

 

 

  
   ©France Jutras
   Patmos dream, Grèce, 2005

 
L'auteur nous a confié que, depuis trente ans déjà,  il travaille avec des crayons noirs feutre, pointe fine, et qu'il écrit dans de petits cahiers colorés avec de belles illustrations. Cette façon de travailler est très importante pour l'écrivain, car les sentiments et les émotions doivent directement passer par le bruit de son crayon lorsque l'élan de son cœur est branché sur les mouvements de l'imaginaire.

 

 En voici un exemple :